Sabrina Clövers, une jeune femme allemande âgée de 20 ans, dénonce aujourd'hui les malentendus qui ont conduit ses parents en prison, en France. A la suite d'un accrochage avec une voisine de camping pendant l'été 1996, son père, Rudolf Clövers, a été condamné pour viols sur ses enfants, Florian et Sabrina à 12 ans de réclusion.

Après la dénonciation par la voisine  de camping, Sabrina était le principal ‘témoin’ du procès. Elle avait 8 ans au moment des faits et ne parlait pas français.

Aujourd’hui elle revient sur l’interprétation qui a été faite de ses dépositions et déclare, que son père était innocent.  

La France  a une triste  tradition d’erreurs judiciaires. Les noms  d’Alfred Dreyfus, de Guillaume Seznec, ou plus récemment de Patrick Dils et surtout d’Outreau résonnent encore et témoignent d’autant de naufrages judiciaires, le dernier en date étant le cas de Marc Machin.


L’affaire Dutroux a sensibilisé le public, les instances judiciaires et les politiques sur les dangers de la pédophilie, qui n’avait été peut-être pas suffisamment prise au sérieux auparavant. Toute la société exige des mesures pour assurer la sécurité des enfants face aux agresseurs sexuels et aux réseaux de pédophilie. Dans un climat très émotionnel, de nombreuses erreurs ont pu être commises, elles n’ont pas grandi la justice. Un simple soupçon, une calomnie, une diffamation suffisaient pour produire des « présumés coupables » . L’atrocité des crimes semble justifier le manque de recul, les jugements hâtifs.

Il fallait l’énorme scandale OUTREAU en 2005, 7 ans plus tard, pour clore cette période sombre. 18 innocents, qui ont été mis en prison entre 3 et 4 ans. Le naufrage de la justice en France était complet



Le ‘comité pour la

révision du procès Clövers’ s’engage pour  réviser ce procès,  une probable erreur judiciaire, commise dans un climat de surchauffe médiatique à la suite de l’affaire Dutroux.

 

Sabrina Clövers et son père Rudolf Clövers, 2008